💼

Rentabilité brute, nette, nette-nette : tout comprendre

Trois indicateurs, trois niveaux de réalité. Comment passer de la promesse marketing à votre vraie performance.

« Rentabilité 8 % », dit l'annonce. Mais c'est laquelle ? Brute, nette, nette-nette ? Chaque mot fait perdre quelques points — et change l'analyse.

Rentabilité brute

(Loyer annuel hors charges × 100) / Prix d'achat. Indicateur publicitaire par excellence : il survalorise l'investissement. C'est un point de départ, pas une décision.

Rentabilité nette de charges

On déduit : taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance PNO, gestion locative, vacance prévisionnelle (1 mois sur 12), travaux d'entretien.

Règle empirique : nette ≈ 60 à 75 % de la brute. Une brute à 7 % devient une nette à 4,5-5 %.

Rentabilité nette-nette (ou nette d'impôt)

On déduit ensuite la fiscalité. Selon votre tranche marginale et le régime fiscal (LMNP, micro-foncier, réel) : −10 à −40 % supplémentaires.

La nette-nette est ce qui vous reste réellement en poche. C'est cette dernière qui doit guider la décision.

Bench-mark 2026

  • Métropole patrimoniale : nette-nette 2-3 %.
  • Ville moyenne dynamique : 4-5 %.
  • Cas exceptionnels : 6 %+.

L'effet de levier

Avec un crédit à 3 %, même une nette-nette à 3 % peut être très profitable car le capital se constitue avec l'argent du locataire.

← Tous les articles